L'histoire des Lucs est fortement marquée par le massacre de sa population, perpétré le 28 février 1794 par les colonnes infernales au cours des guerres de Vendée. La Chapelle du Petit Luc et le Mémorial de la Vendée commémorent cet événement.

Les origines

L’origine de la commune est très ancienne ainsi qu’en témoigne son étymologie, LUCUS signifiant BOIS SACRE. De même, la rivière LA BOULOGNE provient d’une ancienne forme celtique BEDONIUM voulant dire BOUE.
Les populations d’alors, confinées dans les forêts, étaient vouées au culte druidique. Des lieux-dits rappellent cette époque : les Temples, le Poisac, le Champdolent, et surtout la Motte du Petit Luc où vraisemblablement subsistent des sépultures.

L’actuelle commune des Lucs-sur-Boulogne est le résultat de la fusion, après la révolution, des deux paroisses de « Notre Dame du Petit-Luc » et de « Saint Pierre du Grand-Luc ».

Le Moyen-âge

En 1080, nous avons connaissance de Saint Pierre du Luc : une charte fait mention d’une donation de la seigneurie de la Roche et du Luc au profit de l’Abbaye de Sainte Croix de Talmont. A cette époque, quatre barons de Saint Pierre du Luc sont massacrés par des infidèles : Gosselin, Guillaume, Antier, Rainier (un vitrail de l’église des Lucs le représente au-dessus du porche d’entrée).

En 1090, une charte précise l’existence de la Paroisse de Notre Dame du Petit Luc.

Les Guerres de Vendée

Durant les guerres de religion, l’église de Saint Pierre du Luc est, à deux reprises, pillée et brûlée par les Calvinistes, en 1553 et en 1558. Petit et Grand Luc devinrent principauté-pairie en 1556, le seigneur en était Louis II de Bourbon, Pair de France. Plus tard, celle-ci fut la propriété du Comte d’Artois, futur Charles X et dont les armes apparaissent encore aujourd’hui dans l’église voisine de Beaufou.

La révolution n’épargne pas la commune puisque, après s’être insurgée à plusieurs reprises, elle subit le massacre de 564 personnes le 28 février 1794, parmi lesquels 110 enfants de moins de 7 ans. La commune entretient la mémoire de ces tragiques événements. La Chapelle du Petit Luc présente sur des tables de marbre la liste des habitants de la paroisse décédés. On peut par ailleurs visiter le Mémorial de la Vendée érigé en 1993 par le Département de la Vendée pour commémorer ce massacre.

L’époque contemporaine

Après cette période troublée et dont on n’a particulièrement rien recueilli par tradition orale, la vie reprit. Dès le milieu du XIXème siècle, la commune possédait des carrières de pierres où de nombreux ouvriers taillaient le granit. On dit que ces derniers se servaient d’un instrument appelé Chèvre pour déplacer les blocs de granit et c’est aussi la raison pour laquelle on les a appelés les becots (les habitants des Lucs sont appelés Lucquois(es) mais également, localement, « Beucquots ». Si l’activité principale de la commune a longtemps été l’agriculture, on continue toujours de tailler la pierre de granit, trait d’union avec le passé.

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